DISCOGRAPHIE

VIOLIN SONATAS (1816) – FRANZ SCHUBERT

ARTISTE : STÉPHANIE PAULET / DANIEL ISOIR
ENREGISTREMENT : AUDITORIUM DE LA CITÉ DE LA MUSIQUE ET DE LA DANSE, SOISSONS, MAI 2017
DIRECTION ARTISTIQUE, PRISE DE SON ET MONTAGE : ALINE BLONDIAU
SORTIE : AVRIL 2019
RÉF : MU-029 / CODE BARRE : 5425019973292
PRIX : 20€

L’œuvre pour violon et piano de Franz Schubert ne compte que six opus, alors que le musicien viennois maitrisait cet instrument, l’ayant appris dès son enfance et le pratiquant volontiers en musique de chambre. Les trois sonates reprises dans cet enregistrement datent du printemps 1816. Leur dimension modeste « pour pianoforte avec accompagnement de violon » – formulation désuète qui évoque le 18ème siècle – leur a valu d’être éditées sous le nom de « sonatines », alors que leur facilité n’est qu’apparente et ne reflète en rien leur nature, ni l’intention de Schubert.
Elles correspondent à une période féconde pour le compositeur et sont concomitantes à sa Quatrième Symphonie, son Stabat Mater, l’écriture de son opéra Die Bürgschaft, beaucoup de musique de chambre et bien entendu, des lieder – la mise au net de Marguerite au rouet et du Roi des Aulnes datent de mars 1816. Schubert vit également de grands changements personnels, et fort du soutien d’un entourage qui s’élargit en direction d’une élite artistique, intellectuelle et libérale qui parie sur son talent, il assume de vouloir devenir pleinement compositeur.
Ces sonates sont l’œuvre d’un compositeur de 19 ans qui, admiratif de Mozart, se rapproche de l’univers de Weber ou de Beethoven. Effectivement, l’esprit de Mozart imprègne ces trois sonates ; il représente la référence essentielle à cette époque, et certainement celle de Schubert. Mais sans imiter le maître, le compositeur viennois récrit la sonate mozartienne, la romantise, l’ouvre vers le nouveau siècle. D’une écriture loin d’être aussi riche, variée et virtuose que les sonates de Beethoven, il ne faut portant pas les sous-estimer, et il est plus intéressant de voir ce qu’elles contiennent déjà de typique et d’unique de leur compositeur, d’annonciateur de ce que sera son style futur.
Deux artistes muso ayant une longue expérience de chambristes en commun se retrouvent pour tourner ensemble ces magnifiques pages : l’excellente violoniste Stéphanie Paulet et le pianiste Daniel Isoir, qui joue pour l’occasion un piano Schott de 1835 de toute beauté.

 

Franz Schubert’s output for violin and piano consists of only six opus numbers, even though he was well able to play this instrument, having learned it during his childhood and regularly playing it in chamber music. The three sonatas in this recording date from the spring of 1816. Their modest dimensions, “for pianoforte with accompaniment of violin” – an old-fashioned formulation evoking the eighteenth century – led to their being published as ‘sonatinas’, even though their facility is only apparent and in no way reflects their nature, nor Schubert’s intentions.
They correspond to a fertile period for the composer and are contemporary with his Fourth Symphony, his Stabat Mater, the composition of his opera Die Bürgschaft, much chamber music and, of course, lieder – the final draft of Marguerite at the Spinning Wheel and the Erlkönig date from March 1816. Schubert also experienced great personal changes, and with the support of a circle of acquaintances that expanded in the direction of an artistic, intellectual and liberal elite that was betting on his talent, he took it upon himself fully to become a composer.
These sonatas are the work of a composer aged 19 who, in admiration of Mozart, drew close to the worlds of Weber and Beethoven. Indeed, the spirit of Mozart runs right through these three sonatas, he who represents the crucial reference at this time, and certainly was such for Schubert. Yet without imitating the master, Schubert rewrites the ‘Mozartian’ sonata, romanticises it, opens it out to the new century. Though the style is far from the richly varied and virtuoso approach of Beethoven’s sonatas, it should not be underestimated, and it is more interesting to see what they already contain that is typical of and unique to their composer, and what heralds his future style.
Two muso artistes, both with long experience as chamber musicians, have got together to play these magnificent pieces: the excellent violinist Stéphanie Paulet and the pianist Daniel Isoir, who for the occasion plays an outstandingly beautiful Schott piano of 1835.

 

STÉPHANIE PAULET, violon
DANIEL ISOIR, piano Schott 1835

Franz SCHUBERT (1797-1828)
SONATES POUR VIOLON ET PIANO, OP. 137 (1816)

SONATE EN LA MINEUR, D. 384
1. Allegro molto / 2. Andante / 3. Allegro vivace

SONATE EN LA MINEUR, D. 385
4. Allegro moderato / 5. Andante / 6. Menuetto : Allegro

8.VARIATIONS SUR UN THÈME DE ANSELM HÛTTENBRENNER, D. 576

SONATE EN SOL MINEUR, D. 408
9. Allegro giusto / 10. Andante / 11. Menuetto / 12. Allegro moderato

TOTAL TIME : 68’15

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