DISCOGRAPHIE

MINORITENKONVENT

ARTISTE : STÉPHANIE PAULET / ELISABETH GEIGER
ENREGISTREMENT : EGLISE SAINTE-MADELEINE STRASBOURG, AOÛT 2014
DIRECTION ARTISTIQUE, PRISE DE SON ET MONTAGE : ALINE BLONDIAU
SORTIE : MAI 2015
RÉF : MU-008 / CODE BARRE : 5425019973087
PRIX : 20€

Encore peu exploré par les musiciens, le Manuscrit XIV 726 du Couvent des Minorites de Vienne est connu des musicologues depuis de nombreuses années. Il témoigne d’une activité florissante autour du violon dans la période de la fin du 17ème siècle au nord des Alpes, et le représentant le plus célèbre en est sans aucun doute Biber. En cette période charnière, l’école de lutherie a évolué avec le style des sonates, indépendamment de ce qui se passait en Italie. L’opposition – ou la complémentarité – des musiciens de cour et de ville a créé entre eux une vive émulation, due aux ‘concours’ réguliers qui engageaient leurs postes. Les sonates interprétées ici sont donc très avancées pour la technique du violon à cette époque ; les œuvres sont virtuoses, nombre de passages sont écrits en forme de prélude improvisé ; le violon enchaîne fusées, diminutions… Tout est écrit, mais à la manière d’une improvisation.
Si le Manuscrit en comporte un grand nombre, seules deux sonates de ce disque sont écrites en scordatura, technique de violon considérée comme typiquement allemande et consistant à modifier l’accord du violon – sol ré la mi – pour en proposer un nouveau à chacune des sonates. Ceci peut don-ner un caractère extraverti et renforcer un esprit de danse (sonate de Faber), ou rendre une tonalité plus sombre, mélancolique avec des sonorités masquées et moins résonantes comme chez Vojta.
Rien n’étant précisé pour l’instrumentation du continuo, l’orgue s’est imposé comme le partenaire idéal dans l’exploration de ces sonates : la musique étant tour à tour méditative, illustrative ou de danse, elle appelle un continuo varié en timbres et en nuances, passant de l’intime au majestueux. Et de quel orgue parlons-nous ici : il s’agit du seul ‘positif’ (càd posé sur le sol, en opposition aux orgues de tribune) du facteur André Silbermann qui existe encore aujourd’hui, restauré en 2011 dans son état d’origine, et dont la sonorité est exceptionnelle.
Après un premier projet consacré à Guillemain sorti en 2012 et déjà très bien salué par la critique, Stéphanie Paulet réussit à nouveau un coup de maître avec ce Minoritenkonvent. Son violon chante, est toujours juste. Ce disque, dont la beauté de la texture sonore nous fait vibrer, est mis en valeur par une prise de son tout simplement magnifique.

 

Although even now little studied by musicians, Manuscript XIV 726 of the Convent of the Minorites in Vienna has been known to musicologists for many years. It reveals flourishing violin activity in the period from the late seventeenth century to the North of the Alps, and the most celebrated representative was unquestionably Biber. In this crucial period, the school of instrument making evolved with the style of the sonatas, independently of what was taking place in Italy. The opposition – or complementarity – of the musicians of court and city gave rise to keen rivalry between them, on account of the regular ‘competitions’ for their positions. The sonatas performed here are thus highly advanced as regards violin technique of the time; the works are virtuosic, many passages are written as improvised preludes; the violin plays a succession of runs, diminutions… Everything is written, yet in the style of an improvisation.
Although the Manuscript includes a great number of them, only two sonatas on this disc are written in scordatura, a violin technique considered typically German and consisting of modifying the violin’s tuning – G D A E – and proposing new tuning for each of the sonatas. This can create an extravert character and reinforce a spirit of dance (Faber’s sonata), or create a darker, melancholic tone-colour, with a veiled, less resonant sound, as with Vojta.
As nothing was indicated for the instrumentation of the continuo, the organ seemed the ideal partner for exploring these sonatas: as the music is by turns meditative, illustrative or dancelike, it called for a continuo that was varied in regard to tone-colour and dynamics, capable of moving from the intimate to the majestic. And what is the organ in question? It is the only ‘positive’ (i.e. placed on the floor, unlike organs in lofts) of the organ builder André Silbermann that still exists, restored in 2011 to its original condition and possessing an exceptional sound. ​​
After a first disc devoted to Guillemain, released in 2012, and already very highly praised by the press, Stéphanie Paulet has once more scored a hit with this Minoritenkonvent. Her lyrical violin is always spot on. This disc, the aural beauty of which makes us positively vibrate, is enhanced by sound engineering that is quite simply magnificent.

STÉPHANIE PAULET, violon
ELISABETH GEIGER, orgue

MINORITENKONVENT – Manuscript XIV 726

  • 1. Heinrich Ignaz Franz BIBER – Sonate nr. 84 (Adagio) / Anonyme – Sonate nr. 77
  • 2. Anonyme – Sonate nr. 87
  • 3. Anonyme – Sonate nr. 4
  • 4. Giovanni Buonaventura VIVIANI – Sonate nr. 90
  • 5. Anonyme – Sonate nr. 75
  • 6. Jan Ignác František VOJTA – Sonate nr. 70
  • 7. Nikolaus FABER – Sonate nr. 2
  • 8. Heinrich Ignaz Franz BIBER – Sonate nr. 11
  • 9. Johann Caspar TEUBNER – Toccata nr. 94 /
    Sonate nr. 88

TOTAL TIME : 72’32

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